Dear myself - World's end

  

Synopsis

"Un jour, à son réveil, Hirofumi se rend compte qu'il a oublié les deux dernières années de sa vie. Il découvre cependant une lettre et un journal qu'il s'est adressé à lui-même, avant son amnésie. Après lecture du journal, Hirofumi découvre qu'il avait un petit ami ! Lorsque que celui-ci fait son apparition, Hirofumi n'hésite pas à le rejeter, ne comprenant pas qu'il ait été un jour homosexuel. Mais son ex, lui, se rappelle de leur histoire et refuse de voir partir celui qu'il aime..."

Avis

Dear Myself et World’s End, sa suite, sont deux titres des éditions Asuka sur lesquels je ne me serais jamais attardé si je ne les avais pas trouvés pour une bouchée de pain dans ma boutique spécialisée. Il faut dire qu’il existe à présent tellement de yaoi, et notamment, de mauvais yaoi, que j’hésite toujours à me lancer dans d’anciennes séries dont je n’ai pas forcément entendu parler.

 

 

Dear Myself reprend un thème que j’aime énormément, celui de la perte de mémoire. Depuis Lost Memories que je n’avais pas vraiment apprécié, je n’avais pas rencontré de nouveaux titres traitant ce sujet. Cette fois-ci, le manga est bien plus juste sur ses paroles, et ne fait pas de fausses notes sur ce thème délicat. J’ai beaucoup aimé la manière dont Eiki Eiki aborde la différence de personnalité entre le Hirofumi d’avant, qui s’est reconstruit après avoir perdu les 14 premières années de sa vie, et le nouveau Hirofumi, ayant retrouvé la mémoire, mais ayant perdu ses souvenirs des deux précédentes années, où, bien sûr, il a rencontré et tombé sous le charme de ce fameux garçon. Il va alors devoir apprendre à se réapprendre lui-même, et à comprendre ses actions passées. C’est d’ailleurs pour cela que nous sommes très souvent confronter à un dialogue intérieur entre deux Hirofumi complètement étrangers.

 

 

J’ai beaucoup aimé cette lecture. Beaucoup de points qui sont, selon moi, essentiels, on était ici abordé. La perte d’identité, les réflexions du personnage vis à vis de sa perte de mémoire. Le tout saupoudré d’humour qui a merveilleusement bien marché pour moi. Le deuxième tome s’intéresse d’abord à un moment avant Dear Myself, ce qui peut paraître étrange, mais permet aussi de comprendre un peu mieux Hirofumi. La suite est assez…Dérangeante selon moi. On apprendra alors cette fois-ci à connaître Daigo, le petit ami de Hirofumi. Celui-ci possède aussi beaucoup de blessures psychologiques, et un passé difficile. Leur relation va alors se tourner de plus en plus vers quelque chose de très malsain. J’ai beaucoup aimé, car Eiki Eiki ne se contente donc pas de simplement montrer quelque chose de tout beau, mais aussi un point plus sombre d’une personne en détresse psychologique. La seule chose qui m’a chagriné, c’est la résolution assez rapide, et le fait qu’on ne revienne pas forcement sur cet événement qui est pourtant très choquant. Cela dit, ce n’est qu’un petit détail comparé à la grande justesse du reste du texte. Pour terminer le tome 2, nous avons deux petites histoires qui sont, pour moi, sans grand intérêt.  

Dear Myself et World’s end sont donc deux très bonnes lectures, que je conseille aux personnes qui sont passées à côté. J’aime beaucoup découvrir des titres comme ceux-ci, qui ne payaient pas de mines au début, et qui se révèlent plein de potentiel.

Novembre 2016