A stray dog in the night

  

Synopsis

"Lorsque Shintani surprend Kikuchi à voler de l'argent au casino où ils travaillent, il ne s'attend pas à ce que les choses dégénèrent autant. Incapable de le dénoncer, il finit lui aussi dans la liste des complices et doit affronter la vengeance de Sudô, la ""femme"" du propriétaire mafieux de l'établissement. Mais Sudô est étrangement magnanime à son égard ; en revanche, il réclame à Kikuchi une somme d'argent exorbitante. Shintani, qui a recueilli le garçon, est témoin de sa descente aux enfers : du vol à la prostitution, il sent bien que cette dette va lui être fatale. Shintani décide alors de négocier avec Sudô la liberté de Kikuchi. Mais saura-t-il payer le prix de sa compassion ?"

Avis

Le dessin de A stray dog in the night m’a d’abord beaucoup dérouté, surtout lorsqu’on voyait la couverture en couleur. Finalement, une fois ma lecture terminée, je trouve que le chara-design du mangaka sert très bien le manga. Celui-ci est d’ailleurs très sombre et malsain. Ne cherchez pas un quelconque coin de bonheur entre les pages, car, durant ce premier tome, il n’y en aura aucun.

Shintani et Kikuchi, deux des protagonistes, subissent une véritable descente aux enfers quand ils se retrouvent obligés de rembourser une dette colossale. Bien entendu, tous les moyens sont bons pour le faire, notamment quand on parle de travail sexuel, ou de vol. L’histoire n’est donc pas tendre, notamment quand Sudô se mêle à l’équation, et s’accroche à Shintani jusqu’à lui rendre la vie plus difficile qu’elle ne l’est déjà.

 

 

Ils forment alors un trio explosif qui se consume petit à petit. Quelques lueurs d’espoir sont à percevoir au milieu de tout ce chao, mais il est difficile de croire qu’une quelconque chose bien peut en ressortir. J’ai beaucoup aimé, je ne pensais pourtant pas accrocher. J’ai lu le premier chapitre en ne comprenant pas grand-chose de ce qui se passe. J’avais même commencé à trouver ça chiant, voir moins amené. Finalement, je suis contente d’avoir poussé jusqu’au bout. L’ensemble reste malgré tout malsain, mauvais, méchant… Il y a peu de parole, les personnages ne se disent pas grand-chose, ce qui renforce le côté oppressant de la chose.

Sans être un coup de cœur, A stray dog in the night n’est pas une mauvaise lecture. Le chara-design aurait bien besoin d’être revu, mais j’attends donc le tome deux pour savoir comment continuera cette histoire.

Janvier 2017