Buddhist priest & a spider

  

Synopsis

"Sôgen, prêtre bouddhiste, effectue un pèlerinage à travers le pays en compagnie d'une créature surnaturelle au corps d'homme-araignée. Pour lui, les monstres n'ont jamais été effrayants, et Sôgen aime l'honnêteté et la franchise de son compagnon ; ce sont plutôt les humains et leur cruauté qui lui font peur. Mais Sôgen est mortel, et il ne peut s'empêcher de s'inquiéter du sort qui attendra son araignée lorsqu'il ne sera plus là..."

Avis

Buddhist priest and a spider avait été un coup de cœur lors de ma première lecture en anglais, c’était donc obligé qu’il le soit encore plus lors d’une relecture dans ma langue maternelle. Une vrai bouffée d’air frais dans l’univers boy’s love français, avec ce synopsis a première vu farfelu.

La fantasy manque cruellement à l’édition yaoi française. En effet, on a quasiment le droit chaque mois à des mangas tranche de vie, qui ont plutôt tous tendance à se ressembler si on ne regarde pas les quelques sorties sortant du lot. Donc quand on m’offre un autre genre tel que celui de Buddhist priest and a spider, je dis ouiiiii. L’univers est riche, s’inspirant du folklore japonais avec ses créatures et ses monstres. Et celui-ci ne que sublimé grâce au dessin magnifique de Haji. J’adore son chara-design et les planches fourmillent de détails, choses assez rares chez un boy’s love où minimalisme est souvent le maitre mot.

 

 

J’ai adoré le personnage de Jin qui fait le fanfaron tout le long du manga. Il est tellement ADORABLE, et son corps qui peut être à la fois celui d’un humain et d’une araignée le rend encore plus mignon, chose assez étrange quand on voit qu’il s’agit d’un homme araignée (peut-être arrivera-t-il à réconcilier les arachnophobes avec leur plus grande peur ?) Il est attachant, lourd dingue, et extrêmement maladroit, comme pourrait l’être un chiot qui accumule les conneries, mais qu’on aime quand même, car on voit qu’il regorge de ressources et peut-être menaçant quand il le faut. On voit bien aussi sa dévotion pour son maitre, et cela s’explique bien pour son histoire un peu tragique. Quant à son maitre, bien qu’il soit beaucoup plus réservé que Jin qui parle pour deux, j’ai beaucoup aimé son calme et la manière dont il prenait les choses en main.

 

 

A la fin du manga, on ne sait toujours pas vraiment qui il est, et beaucoup de questions sont encore en suspens, comme par exemple dans quel monde sommes-nous réellement, mais on réalise aussi que l’important n’était pas de tout découvrir des personnages, mais plutôt de suivre la relation qui lie les deux protagonistes principaux au cours de leur voyage. Et en plus de Jin et Sôgen, nous rencontrons bien d’autres créatures lors de leur périple, un renard à neuf queues, des démons, des petits monstres adorables qui me font penser à des petits êtres dans princesse mononoke, et même un homme poulpe. Est-ce que ça ne fait pas rêver ça hein ?!

Buddhist priest and a spider est donc un gros coup de cœur pour moi. Que ce soit son univers, ses personnages, ce qu’il raconte, les quelques scènes un peu chaudes qui font plaisir, j’ai tout aimé, et je ne peux que vous recommander ce titre qui sort de l’ordinaire et qui saura vous donner l’impression de lire quelque chose de nouveau.

Septembre 2016

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