Hidamari ga Kikoeru #1

  

Synopsis

"Kôhei, étudiant atteint de surdité, est souvent incompris par les autres, ce qui l’a amené à prendre ses distances petit à petit avec son entourage. Mais un beau jour, il va faire la rencontre de Taichi, étudiant dans la même université que lui. De nature joviale et qui n’hésite pas à dire franchement tout ce qu’il pense, cet étrange garçon va toucher Kôhei au plus profond de son cœur avec ces quelques mots : «ce n’est pas de ta faute si tu es malentendant !». Il est loin de s’imaginer à quel point Kôhei va peu à peu changer grâce à lui."

Avis

Hidamari ga Kikoeru était le titre que j’avais le plus envie de découvrir de cette nouvelle vague Hana. Certes, il y avait des titres que j’attendais peut-être plus, mais il s’agissait de suite. Ici, j’avais l’occasion de complètement découvrir une nouvelle histoire, qui plus est, une histoire avec une thématique aussi intéressante que celle du handicap. Faut dire qu’après la claque qu’avait été le manga A silent voice, un shonen, pour ceux qui aiment lire autre chose que du yaoi, et qui traitait lui aussi de la surdité… Je dois dire que j’étais plus que curieuse à l’idée de pouvoir le découvrir. La surdité n’est pas une thématique facile à mettre en place dans un manga où tout est graphique.

 

 

Le titre est bien. Il n’est peut-être pas aussi exceptionnel que ce que j’aurai aimé, mais il respecte malgré tout son univers de base. Le dessin n’est pas forcément très esthétique, ni beau, ni moche, il fait simplement son travail. Je le trouve assez fin, et je dois avouer qu’il y a un effort de fait pour le remplissage des cases, où nous avons beaucoup de paysages qui les rendent encore mieux. Pour des problèmes évidents de contraintes, le personnage principal n’est pas entièrement sourd. Il peut lire sur les lèvres, et même entendre certain son si ceux-ci sont assez forts au début du manga. Cela rend la communication plus facile entre les personnages, mais casse un peu le thème de base. Je trouve qu’il y a directement moins d’enjeux quand on voit qu’il est capable de quasiment parler normalement. Son évolution est, selon moi, déjà un peu plus intéressante dans la seconde partie de l’histoire. Le manga évoque aussi avec justesse de la différence, de ce que peut ressentir le protagoniste, notamment quand celui-ci est devenu sourd.

 

 

La relation entre les deux étudiants se fait en finesse. C’est une chose que je tiens à souligner, car j’aime beaucoup la manière dont la mangaka prend le temps de les faire évoluer tous les deux, pour éviter de donner une impression de précipitation. Le manga pourrait se rapprocher plus d’un genre shonen-ai d’ailleurs, aucune scène étant montrée, et la relation entre les deux légère et subtile. C’est donc pour moi, un titre très sympa, avec un scénario intéressant sans pour autant être très profond, et c’est d’ailleurs ce que je pourrai lui reprocher. Néanmoins, Hidamari ga Kikoeru est un titre à lire ne serait-ce que pour son sujet inhabituel, qui lui permet donc de se démarquer des autres.

Novembre 2016