Kichiku Encount

  

Synopsis

"Hajime Satô, 25 ans, fait de son mieux chaque jour pour survivre dans une entreprise qui ne se gêne pas pour l'exploiter. Alors qu'il rentre chez lui avec le premier train du matin, exténué par plusieurs jours de travail sans repos, il entend une vidéo porno résonner dans le wagon où il se trouve (ce qui ne manque pas de provoquer une certaine réaction entre ses jambes) ! Tandis qu'il cherche d'où proviennent ces sons, son regard se pose sur une espèce de beau gosse aux allures de play-boy…

Ce dernier, pour se faire pardonner (!?) d'avoir mis Hajime dans cette malencontreuse situation, décide de l'emmener dans les toilettes publiques pour s'occuper de lui. Comment réagira le pauvre jeune homme dont la virginité est grandement menacée… !?"

Avis

Une partie de moi ne peut décemment pas aimer Kichiku Encount. Et pour cause, c’est le genre de titre qui réunit tout ce que j’exècre : du viol, beaucoup de viol, un dominant et un dominé clichés as fuck, un scénario ne justifiant que des scènes érotiques à tout va (avec en prime un peu de sexe hétéro en fond et de dirty talk…). Hajime est encore plus cliché à se laisser faire à tout va, il proteste mais ne fait jamais rien de concret pour arrêter tout ça, la mangaka nous le présente plutôt comme un personnage qui braille beaucoup mais apprécie ce qu’on lui fait… Bref, autant dire que ça part mal, mal, mal. Je l’avais déjà lu en anglais, et déjà dans cette langue j’avais trouvé le titre bien trop superficiel. En français, cela est finalement encore plus flagrant.

 

 

D’un autre côté, j’ai bien aimé ma lecture. Le dessin est vraiment très, très beau. J’adore le physique de Chihiro avec sa peau mate et son côté bad boy bien poussé au maximum. Même son côté (beaucoup) trop dominateur m’a beaucoup plu, je craque direct ! Les scènes érotiques sont hard, c’est vrai, mais très plaisante à regarder, si du moins on apprécie le sexe décomplexé. Typiquement le genre de manga que je vais lire tranquille chez moi sans l’ombre d’une personne aux alentours. Tout en me répétant que je suis une mauvaise personne (vous voyez le genre quoi)

 

 

Ma conscience est donc tiraillée de part en part. D’un côté je me dis que c’est mal ce genre de manga, dégradant et véhiculant de mauvais message, et de l’autre je me rappelle que je suis une âme en peine qui apprécie les choses sales. Du coup, je suis partagée. Kichiku Encount restera pour sûr dans mon étagère, et sera surement relu à l’occasion, du genre quand je veux une lecture pour décompresser, pour ne pas m’embêter avec un scénario étant donné qu’ici, celui-ci est quasi inexistant.

Avril 2017