La forêt des roses

Synopsis

"Yô vit avec un vampire. Un vampire bien loin des clichés fictifs qui, s'il boit du sang, préfère cultiver de magnifiques rosiers. Derrière leur relation, il y a un mystérieux système de réincarnations, la malédiction des êtres immortels, et beaucoup de choses encore que Yô ignore. Pourtant, il a déjà choisi sa voie."

Avis

J’étais fortement intriguée par la couverture de ce manga mais comme à mon habitude, je me suis lancée dedans sans rien en connaître. Bien qu’il s’agisse d’un recueil de nouvelles (peut-être que vous connaissez mon aversion pour les recueils de nouvelles à force d’être déçu par un grand nombre) je dois dire que j’ai passé une agréable lecture, transportée par l’univers atypique de Kumota Haruko.

Atypique car je trouve son trait assez décalé. J’ai pu la découvrir dans son titre Shinjuku lucky hole qui s’était avéré une bonne lecture sans pour autant me transporter bien loin. Avec La forêt des roses, nous découvrons 4 nouvelles histoires toutes différentes, dans des thèmes et des univers éloignés : vous pourrez retrouver autant du fantastique que du réalisme school life.

Je dois dire que j’ai été beaucoup touché par la première histoire et presque triste : au final, j’aurai préféré n’avoir que ce scénario développé sur plusieurs tomes ; j’ai trouvé ça beaucoup plus intéressant que tout le reste. Non pas que je n’ai pas apprécié les autres, mais c’est surtout qu’il se dégageait tellement de poésie de la première idée que j’aurai aimé voir Kumota Haruko creuser celle-ci pour nous offrir un univers plus grand ainsi qu’un développement plus important.

Cela dit, les autres histoires m’ont plutôt intéressé. Je trouve dans les traits de la mangaka quelque chose de fascinant qui colle parfaitement aux thèmes qu’elle a abordés lors de ce recueil. Je déplore simplement une baisse de qualité au niveau de la troisième histoire. Néanmoins, la quatrième, dans sa bizarrerie et sa sensualité rattrape le reste.

La forêt des roses est donc un recueil aussi étrange qu’original grâce au dessin de l’auteur et aux thèmes abordés. A défaut d’être subjugué, vous passerez un bon moment ensemble.