Mad Cinderella #1 & #2

  

Synopsis

"Tout oppose Ryôta et Sakuichi, d'un côté Ryôta vient d'une famille modeste et a une vie simple, de l'autre Sakuichi, est né dans une famille à la tête d'un des plus grands groupe industriel du Japon. Et malgré cette différence, ils étaient amis d'enfance et voisins. A leurs dernière année de collège, Sakuichi doit quitter la ville et partir à l'étranger, mais avant son départ il demande Ryôta en mariage. Des années plus tard, après avoir perdu contact, Shuichi réapparaît soudainement devant Ryôta. Comment va se passer ces retrouvailles ?"

Avis

Kotetsuko Yamamoto fait toujours des œuvres à croquer, et Mad Cinderella n’échappe pas à cette règle ! Petit début de série délirante et romantique, sans prise de tête.

 

 

Le titre du manga annonce vite la couleur. On va avoir le droit au couple bien cliché, mais troooop mignon du type riche à souhait, et de son ami d’enfance plus pauvre que pauvre tu meurs. Cela n’a rien d’original, mais ça marche quand même, car rien n’est pris au sérieux. Le riche est tellement riche que ça en devient risible, et le pauvre est tellement pauvre, que tu as l’impression que sa maison va s’écrouler et qu’il va devoir aller mendier dehors avec toute sa famille. Saku est, en plus d’être un fils de bonne famille, le genre de type tellement cool et beau gosse que tout le monde est à ses pieds. Le gars part en Amérique, et il fait l’équivalent de sept ans d’étude en trois ans et demi. Tout est tout à fait normal dans le meilleur des mondes ! De plus, toute les personnes qui côtoient les deux garçons acceptent sans le moindre problème l’homosexualité de ces deux-là. Même dans un monde parfait, nous ne sommes pas à un tel niveau de tolérance, encore moins au Japon, et encore moins dans une famille aussi riche que celle de Saku.

 

 

Toutes ces petites choses me font dire qu’il ne faut juste pas prendre Mad Cinderella pour quelque chose qu’il n’est pas. C’est une lecture agréable, comme Kotetsuko Yamamoto sait les faire. Ryôta, le petit uké du manga, est le genre de personnage débrouillard comme la mangaka aime les faire, mais qui manque cruellement d’expérience. Il a vécu les dernières années dans une bulle de naïveté affligeante, mais c’est aussi pour cette raison qu’on l’aime bien. Les deux une fois réuni sont adorables, c’est léger, et leur relation passe crème. Saku est mignon et attentif à Ryôta, peut-être même un peu trop, cela semble tourner à l’obsession à certain moment. Les interactions entre eux, ou même avec les autres personnages sont toujours bourrées d’humour, celui si représentatif du travail de la mangaka. Rien que pour ça, j’aime lire, relire et découvrir son travail et ses différentes œuvres, qui sont, heureusement pour nous, bien nombreuses.

Mad Cinderella est donc une très bonne lecture, sans être celle qui révolutionnera mon mois ou cette nouvelle année. On se laisse facilement entrainer par le récit, et comme il s’agit d’un véritable page-turner, on arrive à la fin et on aimerait pouvoir enchainer sur le tome suivant. Si vous aimez de manière général le travail de Kotetsuko Yamamoto, il n’y a aucune raison que celui-ci ne vous plaise pas aussi. Et si jamais vous n’avez pas l’habitude de lire ses œuvres, mais que vous aimez les romances légères, avec lesquelles on passe un moment agréable sans se prendre la tête, alors n’hésitez pas à tenter l’aventure avec Mad Cinderella.

Janvier 2017

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