Pas touche au petit chat

   

Synopsis

"Kyûta, jeune homme un peu naïf, s’occupe régulièrement de son cousin éloigné, Etsurô. 35 ans, irresponsable et coureur de jupons, entre caprices enfantins et culottes en dentelle abandonnées sur le pas de la porte, Etsurô ne rend pas la vie facile à son ami. Mais lorsque, par la faute de Kyûta, il blesse son précieux bras de calligraphe, le garçon est bien obligé de l’aider plus que jamais, découvrant par la même occasion les sentiments d’Etsurô à son égard. L’histoire aurait pu s’arrêter là si Kyûta, sous ses airs graciles, n’était pas aussi maladroit…"

Avis

Quand j’ai vu la sortie de Pas touche au petit chat et que j’ai vu que c’était Chise Ogawa qui s’en occupait, je ne me suis pas trop posée de question. Après tout, je n’ai jamais été déçue par le travail de cette mangaka, et j’en arrive même à me convaincre que tout ce qu’elle fait est bon. Cela peut être un mal pour un bien, car au final je peux m’aveugler et me persuader de quelque chose qui est faux.

 

 

Je me suis donc plongée dans la lecture de Pas touche au petit chat sans la moindre appréhension. J’adore le dessin de Chise Ogawa, c’est donc directement un régal pour les yeux. De plus, elle nous a habitué, à travers ses précédentes œuvres, je pense notamment à Castle Heaven, à des thématiques assez dérangeantes. Finalement, et j’ai été la première étonnée, je ne me suis pas sentie à l’aise face au début de l’histoire. Kyûta est un jeune lycéen, un peu idiot et naïf. Il se retrouve face au vieux pervers qu’est Etsurô, son cousin qui plus est. Le début de l’histoire m’a laissé un goût amer dans la bouche car je ne trouvais pas la relation vraiment consentie, on voit même une pseudo agression que je n’ai pas du tout aimée. Kyûta avait vraiment l’impression de subir. Tout ceci n’était pas dénoncé comme c’était par exemple le cas dans Castle Heaven, j’ai donc été assez dérangé au début, effrayée que cela puisse composer l’ensemble de l’histoire.

 

 

Fort heureusement, le reste du manga est plus soft. C’est même tourné au ridicule avec les multiples blessures de Etsurô, une facilité utilisée par Chise Ogawa afin de laisser Kyûta vivre chez son cousin. Par la suite, même si Kyûta est encore jeune et un peu indécis, leur relation est consentie, et j’ai beaucoup aimé voir les deux ensembles. Etsurô nous dévoile même un petit côté classe loin du gros looser qu’il est dans le manga. C’est sympa, et la fin est mignonne pour du Chise Ogawa.

J’ai donc finalement bien aimé ! Je suis toujours mécontente quand je vois des prises de positions violentes, des actes forcés ou autre même si cela va par exemple dans le comportement de Etsurô qui est présenté comme un gros vicieux dégueulasse. Je préfère ne pas voir ce genre de chose, mais je les ai vite oubliés pour me concentrer sur le positif du manga qui m’aura finalement plû.

Août 2017