The song of Yoru & Asa

  

Synopsis

"Asaichi est chanteur dans un groupe qu'il a monté avec des amis afin d'être populaire avec les filles. Lorsque le bassiste s'en va, c'est Yoru, musicien très populaire dans son ancien groupe, qui prend sa place. Un soir, après un live, alors que les membres terminent à l'hôtel avec des fans, Asaichi confond Yoru avec l'une d'entre elles, et couche avec lui! Par la suite, Yoru en profite pour déclarer ses sentiments à Asaichi. Celui-ci, jaloux de Yoru depuis son entrée dans le groupe, lui répond que l'homosexualité le dégoûte ; mais lorsqu'il va voir un concert donné par l'ancien groupe de Yoru, il n'arrive pas à s'empêcher de ressentir du désir en écoutant Yoru chanter… Entre les sentiments de Yoru envers Asaichi et le désir mêlé de dégoût de celui-ci, comment leur relation va-t-elle bien pouvoir évoluer ?"

Avis

Comme d’habitude avec Harada, je me suis régalée lors de la lecture de The song of Yoru & Asa. Bien que ce soit un titre déjà lu plusieurs fois en anglais, j’ai pris un réel plaisir à le lire cette fois-ci dans ma langue maternelle.

 

 

The song of Yoru & Asa possède tous les ingrédients qui font un bon yaoi d’Harada. Le côté oppressant et malsain que l’on ressent dans la relation entre Yoru et Asaichi, notamment dans le comportement d’Asaichi qui rejette durant la moitié du manga Yoru. Il est typiquement le genre de personnage que la mangaka aime faire. Ce mec prétentieux, sûr de lui, vulgaire et violent. Et bien sûr, homophobe au possible (du moins, c’est ce qu’il pense). Yoru est bien plus calme, je le trouve d’ailleurs presque trop calme, et trop passif. Il est amoureux, certes. On dit que l’amour rend idiot, certes. Mais quand même ! Asaichi mériterait quelques claques dans sa gueule, et bizarrement, j’ai beaucoup aimé voir ce qui lui arrive. Harada aime beaucoup punir ses personnages. J’aime aussi beaucoup l’implication des autres personnages du manga. Par exemple, le premier chapitre ne se concentre même pas sur les deux protagonistes, mais sur deux autres qui serviront à faire avancer l’intrigue. Même si leurs actions sont loin d’être louables, j’ai apprécié leur présence.

 

 

A un scénario bien ficelé et cruel, ajoutez des scènes de sexe toujours aussi torride ! Wow, j’ai le ventre qui se tord de plaisir quand je lis du Harada. Sa façon de dessiner, le corps de ses personnages toujours aussi parfaits, et la manière de dessiner le sexe… Je meurs ! La relation entre les personnages est agréable à suivre, tient la route. J’aurai néanmoins vu un peu plus qu’un seul tome pour pouvoir développer suffisamment le postulat de base. Car entre l’aversion totale que ressentait Asaichi et un amour, aussi léger soit-il, il y a de la marge. Beaucoup de marge. Cela dit, la manière dont Harada gère sur un seul tome reste quand même très bon. Mais que voulez-vous. Quand j’aime une histoire, j’aimerais qu’elle ne se termine jamais !

The song of Yoru & Asa est donc encore une fois une bonne lecture. Mais ais-je déjà été déçue par Harada ? Je ne crois pas. C’est dans la même veine que son titre Yata Momo. C’est cruel, violent, sait te prendre au tripe et te donner une histoire qui ne te laissera pas indifférent. Que tu l’aimes, ou que tu ne l’aimes pas, elle saura te faire ressentir quelque chose. Donc rien que pour ça, un grand bravo !

Janvier 2017

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Yata Momo

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