I may love you

   

Synopsis

"Ôshima, mon voisin d’appartement, est dans la même université que moi, mais une année au-dessus. Quand il ramène son petit ami chez lui et que j’entends sa voix « à ce moment-là », ça me fait rougir, mais quand je le vois, il me fait de la peine. Finalement, je n’ai pas pu me retenir de l’approcher, de lui adresser la parole, et de l’inviter à manger... J’aime beaucoup être avec lui. Un jour, je lui ai demandé si le gars qui venait chez lui de temps en temps était son petit ami, et il m’a répondu que non… « Ôshima-san, tu ne voudrais pas le laisser tomber, et me prendre moi à la place ?»

Avis

« I may love you » est composé de l'histoire principale dont les personnages principaux sont représentés sur la couverture, et de deux petites histoires bonus. Ce manga s'inscrit sur la même ligne que l'ensemble des titres de l’éditeur, tout comme il reflète très bien le travail de cette auteure.

Les deux dernières histoires, l'une sur un jeune homme ne voulant plus sortir car ses tétons étaient soit disant trop visibles à force que son copain tire dessus, et une autre sur un médecin et un représentant de produits pharmaceutiques. Le genre d'histoire qui sont pour moi, vraiment, vraiment TRES dispensables. Aucun intérêt, trop rapide, se terminant pratiquement tous en viol. Très peu pour moi. On va plutôt s’intéresser au récit principal de ce manga, qui rattrape un peu l'ensemble.

Hokuto est un petit étudiant vivant avec son chat, et ayant comme voisin Oshima, un jeune homme qui ramène son petit ami/amant pour batifoler tous les soirs. Oshima vit une histoire d'amour sans issue, sans sentiment. Il finit par en souffrir, et trouve en Hokuto un réconfort qu'il n'avait jamais eut. De son côté, l'étudiant qui admirait depuis bien longtemps Oshima, est ravi de pouvoir se rapprocher de son voisin. Ces deux là sont mignons. Hokuto semble un peu idiot sur les bords, mais c'est un côté qui le rend plus attendrissant qu'insupportable, car l'auteure n'a pas trop insisté sur ce trait de caractère. Elle a plutôt bien développé la relation des deux personnages, au vue du nombre de page que prend l'histoire, et surtout de ses récits habituels. Ôshima est au premier abord désintéressé de tout, mais il est vraiment plaisant de voir qu'il s'ouvre petit à petit, une fois sorti de l'emprise de son amant. Il devient alors carrément craquant avec des expressions et des réactions plutôt sincères, peu habitué au véritable sentiment d'amour. L'auteure, qui aime d'habitude agrémenter ces récits d'une multitude de scène érotique, nous en offre une seule et unique dans cette première partie. D'ailleurs, j'ai bien plus l'impression qu'elle est là pour satisfaire une partie du lectorat appréciant le lemon, que pour apporter un réel intérêt au récit. Tout comme elle le fit plus tard avec « L'amour dans un coin de campagne », Noriko Hakutou a réussie à offrir une jolie histoire d'amour sans pour autant s'enfoncer dans le gros panel de cliché habituel.

On a donc un ensemble très mignon. Certes il ne s'agit pas là d'une grande littérature, et c'est bien dommage d'avoir à la fin ces deux one shot qui à mon sens, ne servent à rien, et coupent l'histoire principale d'une manière un peu trop abrupte. Mais "I may Love you" est un titre agréable à lire, et très intéressant dans ceux de l'auteure, bien qu'il ne fasse pas parti de mes préférés des éditeurs, ni même de Niroko Hakutou. Dans ce même genre, et en plus approfondi, je ne peux que vous conseiller « L'amour dans un coin de campagne »

Février 2016

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Can't I Hate you

L'amour dans un coin de campagne

 

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