Yata Momo

  

Synopsis

"D’un côté, Momo : incapable de vivre seul, couche avec n’importe qui, véritable bon à rien. De l’autre, Yata-chan : aime prendre soin des gens, mère poule sur les bords, jeune homme simple et honnête. Malgré une désastreuse première rencontre dans les toilettes publiques, Momo se retrouve à profiter de la gentillesse de Yata-chan en venant habiter chez lui pendant quelques temps. Mais au fil de leur cohabitation, Momo commence petit à petit par avoir envie de changer, afin de moins dépendre des autres... Or, les choses se compliquent lorsqu’une de ses anciennes relations réapparaît brusquement dans sa vie !"

Avis

Ahhhh Harada Harada ! Qu’est-ce que je l’ai attendu cette mangaka ! Je pense qu’avec Ogeretsu Tanaka, c’était celle que je voulais le plus voir débarquer en France. Et dire que c’est le cas la même année pour toutes les deux, miam miam ! Vraiment, que du bonheur, me voilà absolument comblée par cette nouvelle dès l’instant où je l’ai eu sous les yeux. A présent, c’est le manga, que je peux avoir sous les yeux. Toute cette attente aura-t-elle été à la hauteur de mes espérances ?

 

 

Premier point, je trouve le manga très beau visuellement parlant. A l’inverse des autres titres de cette collection, il tranche quand même bien par sa couleur bleue très flash, et j’adore la typographie du Yata momo. Bref, déjà un très bon point. Mais voilà… Quand j’ouvre le manga, voilà que je frôle la syncope presque immédiatement. Au secours, enlevez-moi cette vision d’horreur, je vois des gribouillis blancs sur tous les pénis du bouquin !... Comment ça ce n’est pas une hallucination ?! Oh malheur, mon cœur n’a failli ne pas s’en remettre. Expliquez-moi comment peut-on censurer d’une manière aussi grotesque et maladroite un travail aussi érotique et sulfureux que celui d’Harada ? Je suis désespoir face à ça. L’éditeur japonais n’a pas assuré sur le coup – oui parce que avant de crier scandale je demande au principal concerné –

Enfin bon, laissons ça de côté ! Je ne vais pas vous parler du dessin d’Harada, car j’ADOOOOOORE le dessin d’Harada, et je pense qu’il n’y a absolument rien à rajouter sur le coup. C’est sexy, c’est hot, avec un arrière acre et nauséeux de malsain dans chacune de ses histoires, et celle-ci n’échappe pas à la règle. Le côté désinvolte de Momo face à sa propre existence est assez triste à voir, alors qu’il le regarde se vautrer dans une certaine débauche sans la moindre gêne. J’aime bien le personnage de Yata, qui aurait pu être simplement le copain un peu idiot qui essaye de sortir Momo de cette situation, mais Harada n’est pas comme ça ; elle aime les personnages à double tranchant, à moitié bipolaire. Derrière son côté mère poule possessif, se trouve un putain de PUTAIN de gros pervers nymphomane qui donne d’un seul coup une tournure super érotique à ce récit.

 

 

Yata momo est une véritable merveille comme j’aime en lire ! Une histoire complexe, du sexe à foison très intense, et rappelons le, j’aime… j’aime ça. J’ai hâte de voir la suite, Harada a toujours de la réserve pour faire vivre la misère à ses personnages, pour notre plus grand plaisir !

Mai 2016