Acid Town

    

Synopsis

"Yuki et son petit frère Jun tentent de survivre comme ils peuvent dans une ville où règne des trafiques en tout genre organisés par la mafia. Jun, qui n'est encore qu'un enfant, qui plus est malade, et obligé de se faire hospitalisé s'il veut survivre. Étant tout ce qui compte pour son frère, Yuki va infiltrer, grâce à l'aide de son meilleur ami Tetsushi, les locaux d'une des grosses tête de la mafia de la ville pour y voler le plus d'argent possible afin de sauver Jun. Malheureusement pour eux, ils se font repérés et sont sur le point d'être tués. Pourtant, Kazutaka Hyôdô, le chef de la mafia, s'intéressera au jeune Yuki, qui a eu le courage de tenter de le voler et de réussir à tromper ses gardes pour sauver son jeune frère. Hyôdô décidera alors de payer les frais d'hospitalisation de Jun, en échange de quoi, Yuki devra lui rendre personnellement visite toutes les semaines, sans faute."

Avis

Acid Town fut dès le premier tome un énorme coup de cœur, le genre de manga qui devient très vite un incontournable dans ma bibliothèque. Je ne connaissais l'auteure que par son excellent recueil d'histoires courtes  « You and me » qui était d'ailleurs l'un des premiers yaoi que j'avais acheté, le jour où j'ai pris mon destin entre mes mains et où, alors que je n'avais que 16 ans, j'ai fait l'affront d'acheter des mangas pour adulte. Ce titre là était plutôt dans le genre shonen-ai, des allusions et des relations, mais jamais poussées à l’extrême et au voyeurisme comme pourrait le faire le boy's love pur et dur. Avec Acid town, on retrouve ce même côté, d'où son appartenance à la ligne yaoi blue, qui est dans un sens plus shonen-ai que les autres titres de Taifu.

Si vous aimez les histoires de yakuzas à la viewfinder ou la Bi no isu, pas de doute, voilà un manga fait pour vous. L'univers d'Acid Town est froid et cruel… On est directement plongé dans les magouilles, trahisons et crimes de la pire espèce, dans un monde presque post apocalyptique qui semble si différent de ce qu'on connaît. Ici, la différence entre les riches et les pauvres est de l'ordre d'un énorme fossé.. La population est soumise à la loi de la rue, et au milieu de tout ça, on suit l'histoire d'un garçon bien impertinent qui fait tout ce qu'il peut pour vivre au milieu de tout ça. J'adore Yuki, c'est un jeune homme très attachant et très triste à la fois.. Il entraîne son ami Tetsu dans ses histoires tout autant qu'il essaye de l'en éloigner, quitte à se déchirer de chaque côté.

Les relations homosexuelles sont ici mises en arrière plan. Même si elles servent l'histoire, on ne lit pas ce yaoi pour une histoire d'amour gay, mais plutôt pour une histoire mafieuse avec un semblant de boy's love en fond.. C'est un genre que j'aime de plus en plus, où le yaoi n'est plus le thème pré-dominant, mais plutôt une sorte de « bonus » pour les amatrices du genre. A la manière de In these Words, c'est un titre que je peux proposer sans soucis aux personnes qui ne sont pas très à l'aise avec le boy's love et cherchant néanmoins des lectures dans ce thème la. Chaque personnage à son importance. Par exemple, rien que le tome 4 se concentre sur l'un des personnages secondaires de l'histoire, retraçant l'ensemble de son passé, pour permettre au lecteur d'avoir une meilleure compréhension de l'histoire. Car mine de rien, Ryugo arrive à nous fournir un scénario complexe, avec beaucoup de personnes et beaucoup de trahison au milieu de tout ça..

Le gros point noir de cette série est sans nul doute, le délais entre chaque tomes. Il aura fallut attendre presque deux ans pour voir le tome 4 sortir au japon.. A ce rythme là, on se demande si un jour on aura la suite ? Car au vue des événements, la série ne devrait pas s'arrêter à seulement 5 ou 6 tomes, car elle peut permettre un bon développement sur une dizaine de tome sans problème. Néanmoins, je ne peux que vous encourager à vous procurer les tomes déjà sortis ! Vu que le délais est super long, vous aurez au moins largement le temps de rattraper la série !

Février 2016

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