Bi no Isu

   

Synopsis

"Un yakuza de la famille Aiga maintenant la paix entre sa famille et une autre, a été poignardé par Tsujisaka, le successeur de l'autre famille. Même s'il a survécu, la famille Aiga demande à ce que Tsujisaka leur soit livré avec 10 millions de yens, afin de maintenir la paix entre les deux clans. 
Kabu est donc chargé de retrouver Tsujisaka et se voit obligé d'utiliser diverses tortures sur Nirasawa afin qu'il leur révèle où il se cache. Toutefois, celui-ci refuse de dire un mot et Kabu est de plus en plus tourmenté par ce garçon qu'il a voulu protéger pendant plusieurs années du monde des yakuza. 
Entre son amour possessif, sa relation de maitre/esclave avec Nirasawa et le monde dangereux des yakuza, l'amour entre les deux hommes sera difficile et plein de violence."

Avis

Reibun Ike, a qui l'ont doit notamment la série not equal qui divise les avis, nous offre maintenant le manga Bi no Isu, composé de trois histoires différentes.

La première, qui donne son nom et son résumé au manga, nous plonge dans le monde cruel des yakuzas. On y retrouve donc Nirasawa, torturé physiquement et sexuellement. Une toute première scène qui donne le ton de l'ensemble des chapitres de Bi no isu : c'est violent, et cru. L'auteur nous livre beaucoup de scènes érotiques sans aucune censure, avec son dessin très fin et très précis. J'aime beaucoup sa manière de représenter l'anatomie masculine, surtout la carrure, quelque fois un peu trop « carré » (au niveau des épaules) mais qui colle parfaitement à l'ambiance des yakuzas et à leur monde.

Le peu d'histoire qui est développée se centre surtout autour de la relation physique des deux protagonistes, afin de laisser place qu'au sexe brutal. Mais cette fameuse relation qu'entretient ces deux là est aussi très intéressante, on est presque admiratif de la dévotion sans faille de Nirasawa envers Kabu.

La deuxième histoire, d'une trentaine de pages, «Le lézard et la charnière » conte l'histoire d'Emiri, atteins d'un trouble de l’érection. Il décide alors de se faire soigner, et tombe nez à nez avec un docteur, son ancien camarade à l’origine de son traumatisme. S'en vient alors une scène de sexe sans saveur, à la limite du viol et qui me fait plutôt grincer les dents. Dans la première histoire, on pouvait excuser cela par l'ambiance « yakuzesque » (oui oui!), mais là, cette petite histoire sans queue ni tête n'est simplement pas agréable, et se contente de nous offrir une énième scène de sexe sans intérêt.

L'ultime histoire intitulée « Un matin sans fin » relate la relation entre un jeune gay et son ancien amour d'enfance. C'est peut-être l'histoire la plus sincère du one shot, mais celle-ci est bien trop courte, précipitée, et amenant une nouvelle fois-ci à une résolution au lit comme les précédentes.

Au final, on en arrive à un bilan mitigé. C'est un manga a donner aux personnes les plus averties, en effet, ce n'est pas une lecture que je conseillerai aux plus jeunes s'initiant au yaoi. Ici, l'auteure nous livre un manga pour les adeptes des scènes érotiques, car il faut quand même le dire, celle-ci sont vraiment très bien réalisées et très intenses.

J'aurai aimé pouvoir avoir un meilleur développement de l'histoire principale, plutôt que voir deux one shot au milieu du manga, qui n'apporte rien de plus, et empêche donc le bon déroulement sur la durée de l'intrigue principale. Petit plus, cette série comprend à présent un spin off du nom de Bi no Kyoujin disponible chez les éditions Taifu depuis 2015

Autres titres de Reibun Ike

Bi no Kyoujin

Octobre 2015

×