In the walnut

  

Synopsis

"Diplômé d'une université d'art plastique, Hideo Tanizaki a hérité de la galerie d'art In the Walnut. Passionné par cet univers, le taciturne jeune homme de 24 ans s'occupe à restaurer les plus grandes œuvres qui lui sont confiées grâce à la prestigieuse réputation que lui a légué son grand-père. Mais parfois, certains tableaux ont des secrets bien plus profonds que ce qu'ils ne laissent paraitre, et Tanizaki est bien placé pour le savoir. Il est accompagné de Sôhei Nakai, un amoureux du cinéma et ancien camarade de l'université, qui va l'aider à percer les secrets de ces œuvres, mais aussi le coeur de Tanizaki, qui semble comme fermé dans une coquille."

Avis

Ayant beaucoup aimé Irrésistible Ivresse, j’ai continué ma quête des œuvres de Toko Kawai en lisant In the Walnut, une autre de ses séries en plusieurs tomes.

 

 

On peut sentir que cette œuvre a bien vieilli (celle-ci ayant quand même été réalisé en 2002) Les dessins sont à l’image de Toko Kawai, c’est à dire simple sans avoir un visuel esthétique magnifique. L’histoire en elle-même n’a elle aussi rien de transcendant. Tanizaki est le propriétaire d’une galerie peu fréquentée du nom de In the Walnut dans laquelle il restaure et vend des œuvres d’art. Chaque chapitre correspondra à une nouvelle tranche de vie du personnage dans ses enquêtes autour d’un tableau ou d’une œuvre d’art en général. Que ce soit une histoire de reproduction, de vol de tableau… vous pourrez découvrir tous les travers d’un artiste et du business autour de ce que sont les œuvres d’art.

Le plus gros problème de l’œuvre réside dans son couple. En effet, Tanizaki est déjà avec Nakai, un jeune homme travaillant dans le monde du cinéma, un peu gauche et faisant très immature face à Tanizaki. Il n’est jamais réellement dit qu’ils sortent ensemble d’ailleurs, mais plusieurs scènes de sexe sont suggérées, sans jamais être réellement montrées. Le couple homosexuel en lui-même n’est en aucun cas un enjeu, c’est une histoire que l’on aurait pu appliquer sur un couple hétérosexuel par exemple. Nakai, n’est là que pour lui permettre d’avoir une autre interaction sociale que celle avec ses clients, et pour servir à l’intrigue, comme toutes les fois où il le fait sortir dans le monde extérieur, Tanizaki étant le genre de personne à aimer rester cloitré chez elle.

 

 

On peut aussi très bien prendre In the Walnut pour son aspect instructif et son thème de l’art. Néanmoins, quand je dois et que je veux admirer de beaux tableaux, j’irai plutôt me diriger vers un chara-design plus renversant pour profiter pleinement de la beauté de l’art. Je pense notamment à Arte qui traite de l’art, mais aussi de la condition de la femme dans son époque. Car In the walnut ne mérite pas vraiment son genre de yaoi qui le range dans une case qu’il ne possède pas vraiment. C’était donc une bonne lecture, mais qui pour moi et très dispensable. Dirigez-vous vers d’autres titres qui font la même chose, mais en bien mieux.

Septembre 2016

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