Kuroneko - La tourmente

  

Synopsis

"Après Kuroneko – La passion, Sakyo Aya nous invite donc, le temps d’un tome, à suivre le personnage de Yûjin que nous avions pu découvrir dans le précédent arc de la saga. Le statut d’aîné est souvent synonyme de responsabilités, notamment lorsqu’on est issu d’une famille noble. N’étant pas libre de vivre sa vie comme il l’entend, Yûjin a de plus en plus de mal à endurer cette situation, un sentiment qui s’accroît encore un peu plus le jour où il apprend que son petit frère mène la vie dont il rêvait !"

Avis

Après avoir suivi les aventures de Shingo et Kagami durant plus de quatre manga, on s’attaque aujourd’hui à la vie du grand frère de Kagami, que l’on découvrait pour la première fois dans Kuroneko – La passion. On nous présentait alors une personne froide, très tranché sur ses positions, et sur son rôle au sein de la famille de léopard au sang pur qu’ils représentent. Celui qui était si réticent à l’homosexualité de son jeune frère nous dévoile alors son véritable caractère dans Kuroneko – La tourmente, et, oh, surprise, un gay refoulé !

On suit la relation tumultueuse entre Yujin, le frère ainé, et son majordome, Ei. Ami d’enfance, ils ont gouté à une simple nuit de passion avant que Yujin ne remplisse ses devoirs d’ainé en se mariant et en donnant un héritier à sa famille. A présent divorcé, il découvre avec fureur que Kagami, son jeune frère, coule des jours heureux avec un chat d’égout au Japon ; en somme, la vie qu’il avait toujours espéré. Lui qui a sacrifié une relation amoureuse avec son ami et à présent employé, ressort alors toute sa rancœur accumulée après des années à ne réaliser que les souhaits de sa famille, sans prendre en compte ses propres désirs.

L’histoire n’est pas trop mal, surtout pour un titre de Kuroneko, que j’ai toujours trouvé beaucoup plus orienté sur le sexe que sur l’histoire en elle-même. Le scénario tient la route, les motivations et comportements des personnages ne sont pas toujours compréhensibles et débordants d’intérêt, néanmoins j’ai passé un bon moment. J’ai juste eut un peu de mal avec le personnage d’Ei, qui d’une phrase à l’autre tutoie puis vouvoie Yujin, se montre obéissant puis d’un seul coup se rebelle pour se donner une allure de mâle dominant.

Kuroneko – La tourmente est donc une lecture sympa, non prise de tête. Je suis contente d’avoir pu m’intéresser à d’autres personnages que Shingo et Kagami dans cet univers, et surtout de voir un peu plus les enjeux et différences sociales entre les félins. Sujet abordé lors de l’apparition de Yujin dans Kuroneko – la passion, mais que je n’avais pas trouvé très bien exploité. De base, Kuroneko est pas la série de yaoi que je vous conseillerai pour un scénario en béton, mais j’ai été agréablement surprise que dans ce tome-là, les scènes érotiques ne prenaient pas la plus part des pages ! Et c’est assez louable.

Septembre 2016

La série de Kuroneko

Kuroneko - Le jeu

Kuroneko - La dépendance

Kuroneko - La passion