Ginza Neon Paradise

  

Synopsis

"Durant l'ère Showa au Japon, Aoi est un jeune homme meurtri par la disparition de son ami d'enfance, Takahiko. Soudainement, ce dernier réapparaît dans sa vie : Aoi, profondément blessé, se demande pourquoi son ami ne lui a donné aucun signe de vie durant toutes ces années…"

Avis

Au tout début, j’étais un peu dubitative vis à vis de Ginza Neon Paradise. Après tout, je me connais, je suis totalement le genre de personne qu’un dessin un peu trop atypique peut effrayer et rendre le moment de lecture moins agréable. Néanmoins, je suis contente d’avoir fait confiance à Guillaume pour cet envoi car j’ai finalement beaucoup aimé.

Si le dessin peut paraître étrange notamment dû aux mâchoires très carrés (attention, je sais très bien que c’est au gout de tout le monde, donc tout le monde ne pensera pas comme moi !) j’ai trouvé qu’il s’associait parfaitement bien avec l’univers post-guerre et ancien. Au fur et à mesure des pages, je n’ai nullement été dérangé et j’ai finalement même trouvé qu’il desservait bien l’histoire.

L’histoire en elle-même était très intéressante, j’ai beaucoup aimé les relations entre les personnages. On découvre deux personnages aux caractères diamétralement opposés, ce qui rend leur interaction encore plus drôle. Aoi semble trop sérieux tandis qu’à côté, Takahiko ennuie par sa frivolité et sa légèreté. Mais c’est ainsi que le duo marche et j’ai beaucoup aimé ce qui se produisait entre eux. C’est une histoire plutôt calme dans laquelle on s’intéresse surtout à la progression sentimentale des personnages plutôt qu’aux péripéties. Au sens strict du terme, on peut donc dire qu’il ne se passe pas « grand-chose », pas plus que dans un simple tranche de vie, mais c’est le rythme qui m’a permis d’apprécier à sa juste valeur Ginza Neon Paradise.

Comme vous l’aurez compris, Ginza Neon Paradise a su me séduire alors qu’aux abords, il n’en était rien. J’aime pouvoir apprécier encore des histoires simples comme celle-ci, encore plus quand je ne suis finalement pas réticente face au dessin.

Septembre 2018

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