Yarichin Bitch Club #1

  

Synopsis

"Avant d’intégrer l’académie Mori Mori, Touno Takashi était un jeune lycéen plein de rêves. Suite à l’annonce de la mutation de son père, il pensait être transféré dans un lycée de Tokyo et s’imaginait déjà au bras d’une jeune et belle petite amie, se baladant dans les quartiers branchés de la capitale.
Malheureusement, la réalité fut tout autre. À Mori Mori, Touno se retrouve finalement dans un lycée pour garçon... perdu au fin fond des montagnes japonaises ! Bien qu’il ne se sente pas à sa place, il est rapidement accueilli par Yacchan qui le met à l’aise. Cependant, Touno va vite s’apercevoir que Mori Mori n’est pas un lycée comme les autres. Dans cet établissement, tous les élèves sont obligés d’intégrer un club, sous peine d’être sanctionnés. Après y avoir réfléchi, il décide de rejoindre le club de photographie, mais ce qu’il va y découvrir est au-delà de tout ce qu’il pouvait imaginer. 
Accueilli par 5 éphèbes déchaînés qui s’amusent avec des sextoys, Touno va rapidement se retrouver confronté à sa nouvelle réalité : il fait désormais partie du Yarichin Bitch Club, un club de sexe qui fait le bonheur des autres lycéens. 
La vie tokyoïte enflammée dont il rêvait s’éloigne encore un peu plus pour Touno Takashi, un jeune garçon hétéro et vierge pour qui l’enfer commence.
Bienvenue au Yarichin Bitch Club !"

Avis

Cela faisait un bon moment que je n’avais pas pu simplement me poser, lire un yaoi et écrire une chronique pour le blog. Autant vous dire que ça me fait bizarre de poser ces mots, mais je suis contente de revenir pour vous parler du premier tome de Yarichin Bitch Club d’Ogeretsu Tanaka.

La première chose qui m’a marqué, c’est de voir la taille de ce beau bébé. Le manga dépasse les 200 pages, autant vous dire que vous en avez pour votre argent. Taifu nous habitue de plus en plus à des titres épais, notamment chez Ogeretsu Tanaka qui a tendance à se lâcher dans ses histoires et à nous fournir beaucoup de chapitres très longs. Mais on ne va pas s’en plaindre quand même !

 

 

Cela dit, si vous êtes là pour le travail habituel de la mangaka, je préfère directement vous prévenir : avec Yarichin Bitch Club, on est sur un tout autre domaine. Si vous êtes habitués aux sujets forts, poignants et importants de Ogeretsu Tanaka, dites-vous qu’il en est tout autre dans ce premier tome de sa nouvelle série complètement déjantée et non prise de tête. C’est à croire qu’elle a extériorisé toute cette envie de faire du wtf dans un seul titre afin de garder une ligne plutôt claire et correcte dans ses autres mangas.

Avec un titre pareil, je pense que vous pouviez déjà vous attendre à ce genre de chose. Encore plus face à cette jaquette criarde et assez loufoque. Si vous partez pour découvrir un nouveau titre poignant d’Ogeretsu, je vous le dis, vous serez forcément déçu. Mais cela serait étrange, étant donné que tout indique d’avance de quoi se compose Yarichin Bitch Club.

 

 

Et du coup, qu’est-ce que ça vaut ? De mon côté, j’aime bien. C’est assez décomplexé, grossier et ridicule sur certain aspect. Beaucoup de choses semblent complètement impossibles voir surréalistes. On ne cherche pas à être dans le vrai, à coller à la réalité et à forcément trouver un véritable sens. La plupart des personnages de ce manga sont complètements malades et c’est 100% assumé. Seul Tônô semble avoir un minimum de recul sur cette histoire. Il représente un peu le lecteur que l’on est, perturbé et surpris des évènements de cette école. Même Kashima lui aussi nouveau, ne semble pas avoir ce détachement et entrer directement dans les évènements. Cela dit, Ogeretsu nous montre qu’elle continue à savoir correctement traiter son sujet. Elle intègre à merveille plusieurs histoires, des sentiments qui se croisent, se mêlent. Nous suivons beaucoup de personnages et forcément, beaucoup de choses commencent à se créer entre certain. Je suis curieuse de voir les directions que prendront les personnages principaux.

Après, j’ai peur que l’on arrive un peu trop dans la caricature et le grotesque. Le personnage de Yuri par exemple, avec sa manière d’être, m’a fait autant rire qu’être mal à l’aise de par ses actions inattendues, sa manière de parler… Je sais que Yarichin Bitch Club s’étale sur plusieurs tomes, et c’est toujours un plaisir de voir le travail de cette mangaka, mais j’espère simplement que nous ne tomberons pas dans une histoire trop lourde et finalement écœurante à la longue.

Janvier 2018

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