En l'absence de Lumière

  

Synopsis

"Pendant des années, Grant Kessler a fait de la contrebande de marchandises d’un bout du monde à l’autre. Quand les affaires prennent une direction que Grant n’est pas prêt à suivre, il décide de se retirer et, selon les apparences, il s’installe dans une ville perdue au milieu de nulle part, appelée Durstrand. Mais son véritable plan est d’attendre quelques années et de laisser le FBI perdre tout intérêt à son égard, puis de passer à l’autre côte, dont il a toujours rêvé. 

Atteint d’autisme sévère, Morgan ne peut pas regarder les gens dans les yeux, parle de la gauche pour la droite et a des tics incontrôlables. Pourtant, il a vaincu chaque obstacle que la vie a mis sur son chemin. Et quand Grant Kessler emménage en ville, Morgan ne se montre pas timide en lui faisant savoir à quel point il le veut. 

Alors que l’attirance est réciproque, Grant repousse Morgan. Comme le reste du monde, il ne peut pas voir au-delà des comportements bizarres de Morgan. 

Puis Morgan montre à Grant comment la lumière permet de voir, mais le laisse également aveugle. Et une fois que Grant ouvre les yeux, il perd son cœur en faveur de l’énigme que l’homme représente et qui change le cours de sa vie."

Avis

Avant tout, je remercie (ou pas) ma copine Amélie du blog Un livre à Nice pour ce conseil lecture, même si bon, j’ai encore dépensé alors que ce n’était même pas prévu ! Bravo !

En l’absence de Lumière est un titre que j’ai adoré, que je peux même considérer comme un coup de cœur. C’est un petit pavé, avec ses 600 et quelques pages, et pourtant… En l’espace de deux jours (dont un passé au boulot) il était dévoré ! Un véritable turn-page. Je me suis simplement freinée à la fin, de peur de le terminer trop vite et de devoir abandonner cette merveilleuse lecture.

 

 

En l’absence de lumière est un titre touchant qui parle avec succès de l’handicap. Il arrive à être autant émouvant, que drôle avec beaucoup de justesse. Le caractère de Morgan est absolument génial, et bien que l’on traite sa différence, j’ai eu du mal à voir autre chose qu’un « simple homme ». J’ai adoré aussi le contexte, cette ville très typique des petites villes des Etat-unis dont on entend parler dans les films/livres, avec les habitants complètement fêlés, le bar du coin, et plusieurs heures de route pour trouver le moindre magasin décent. Certaines situations frôlent alors le ridicule dans cette campagne, notamment face à l’affection générale que ressentent les habitants, ou à l’inverse leur mépris envers le jeune autiste.

Le personnage de Grant est pour moi très bien traité. Lors de son arrivée en ville, à la recherche d’un peu de paix, il représente à lui seul un plus large public : ceux qui n’ont jamais pu côtoyer le handicap, et qui sont encore pleins d’à priori, et de fausses idées. Et il est plaisant de voir qu’un jugement peut évoluer. Qu’on peut apprendre de ses erreurs, et faire en sorte de ne pas les reproduire. A la fin, on découvre un Grant épanoui, et pour qui le handicap n’est plus une barrière, mais une force. Notamment dans le cas de Morgan, qui voit certaines choses différemment de nous. La couverture est d’ailleurs très bien trouvée, j’avais beaucoup aimé le passage des bouteilles, ainsi que celui de la lumière.

 

 

J’ai trouvé par ailleurs que la traduction était très correcte et dynamique. On ne s’encombrait pas dans des détails inutiles, et seulement quelques longueurs inévitables sur autant de pages. Certes, certaines tournures de phrases étaient étranges, et j’ai dû m’y remettre à plusieurs fois pour les comprendre. Néanmoins, n’est-ce pas une chose normale sur un texte aussi long ? Je trouve injuste la manière dont certain le descend juste pour ça. Enfin, pour ma part, c’est une chouette lecture que je ne peux que vivement vous conseiller !

Août 2016